Derrière le budget bruxellois, des choix qui comptent pour les Ucclois
Lorsqu’on parle du budget de la Région bruxelloise, le débat peut rapidement sembler lointain : déficit, économies, arbitrages, trajectoire budgétaire… Pourtant, derrière ces chiffres se trouvent des décisions qui ont des conséquences très concrètes dans notre quotidien.
À Uccle aussi.
Un budget n’est jamais seulement un exercice comptable. C’est un choix de priorités. Dans une période où les finances publiques imposent de faire des efforts, la responsabilité politique consiste bien sûr à retrouver des marges budgétaires, mais aussi à déterminer ce que nous voulons préserver.
Et certaines politiques méritent de l’être parce qu’elles touchent directement les familles, l’emploi et la cohésion sociale.
Préserver notre tissu associatif
Les agents contractuels subventionnés – les ACS – sont parfois peu connus du grand public. Pourtant, ils sont indispensables au fonctionnement de nombreuses associations et structures du secteur non marchand.
À Uccle, nous pouvons le mesurer très concrètement avec une association comme Youplaboum. Elle accueille des enfants, organise des activités pendant les vacances et leur offre des espaces de créativité et d’expression. Elle emploie également des travailleurs sous statut ACS.
Derrière un dispositif budgétaire, il y a donc des emplois, mais aussi des activités pour nos enfants et des services sur lesquels les familles peuvent compter.
Préserver l’article 20 et ces emplois, c’est aussi préserver cette vie associative qui contribue à faire vivre nos quartiers.
Les titres-services : un enjeu d’emploi et de proximité
Même constat pour les titres-services.
Nous connaissons tous quelqu’un qui y a recours ou qui travaille dans ce secteur. Pour de nombreux ménages, l’aide à domicile permet de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Pour des milliers de travailleurs et travailleuses, il s’agit d’un emploi et d'un revenu.
Le maintien du système et l’accompagnement de la transition pour les structures d’économie sociale doivent permettre de préserver ce double objectif : maintenir un service accessible aux ménages tout en protégeant l’emploi.
Soutenir les familles face au coût de la vie
Il y a enfin les allocations familiales.
Là encore, derrière les montants budgétaires se cache une réalité quotidienne : payer les fournitures scolaires, habiller les enfants, financer leurs activités ou simplement remplir le frigo.
En septembre 2026, les allocations familiales, les suppléments sociaux, les suppléments liés au handicap ainsi que la prime scolaire ont été indexés de 2 %.
Cette indexation compte. Elle permet aux aides destinées aux familles de continuer à évoluer avec le coût de la vie.
Faire des économies, oui. Mais pas sans choisir ce que nous voulons protéger.
La Région bruxelloise doit retrouver une trajectoire financière soutenable. Personne ne peut sérieusement nier cette nécessité.
Mais remettre de l’ordre dans les finances publiques ne peut pas consister à couper indistinctement dans toutes les politiques.
Gouverner, c’est précisément arbitrer.
C’est rechercher des économies là où elles sont possibles tout en protégeant ce qui permet aux citoyens de travailler, aux familles de vivre dignement, aux associations d'agir et aux personnes plus fragiles de conserver leur autonomie.
C’est cette approche que je défends également à Uccle.
Car qu’il s’agisse du budget régional ou du budget communal, je reste convaincue d’un principe simple : la rigueur budgétaire n’a de sens que si elle permet de préserver durablement les politiques dont les citoyens ont réellement besoin.
Un budget ne se juge donc pas uniquement à son solde final.
Il se juge aussi à ce qu’il choisit de préserver, à ceux qu’il protège et à la société qu’il contribue à construire.



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