Réaction suite à l'interpellation citoyenne sur les rues Résidentielles à Uccle
Ce 23 avril lors du Conseil communal à Uccle, les citoyens de la rue du Chatlin ont présenté une interpellation citoyenne concernant leur rue classée en rue résidentielle.
Alors pour commencer, qu'est ce qu'un interpellation citoyenne?
Cette interpellation permet aux citoyens d’interroger leur administration locale sur des sujets d’intérêt général. Elle est encadrée par l’ordonnance du 20 juillet 2006, qui stipule que : l’interpellation doit émaner de personnes âgées de 16 ans au moins, domiciliées dans la commune, et remplir les conditions suivantes :
être signée par vingt personnes ;
avoir un sujet d'intérêt communal ;
ne pas revêtir un intérêt exclusivement particulier ;
être rédigée en français ou en néerlandais
Elle est présentée en début de séance du conseil communal, chaque chef de groupe peut réagir et ensuite l'échevin en charge de la matière apporte sa réponse. Un droit de réponse de 3 minutes au déposants.
Pour situer le contexte, qu'est ce qu'un rue résidentielle?
Une rue résidentielle est un espace public aménagé principalement pour l'habitat, où la circulation est apaisée pour favoriser la sécurité et la coexistence entre piétons et conducteurs. Les piétons peuvent utiliser toute la largeur de la voie, les jeux sont autorisés et la vitesse est limitée à 20 km/h.
Voici les caractéristiques principales d'une rue résidentielle
Vitesse : Limitée à 20 km/h, tant pour les voitures que pour les cyclistes.
Priorité aux piétons : Les piétons peuvent marcher sur toute la largeur de la chaussée, mais ne doivent pas entraver inutilement la circulation.
Jeux autorisés : Les enfants peuvent jouer dans toute la rue.
Stationnement : Interdit, sauf aux emplacements marqués au sol par un "P" ou signalés.
Signalisation : Entrée signalée par un panneau bleu carré avec une maison et des piétons.
Cette rue requiert donc des aménagements spécifiques pour qu'elle soit opérationnelle. Ces aménagements sont décrits dans la circulaire du 9 septembre 2013. Il est vivement recommandé aux autorités locales de soumettre au préalable leurs projets de zone résidentielle ou de rencontre au service compétent (Service public régional de Bruxelles, Bruxelles Mobilité, 80 rue du Progrès 80, bte 1, à 1035 Bruxelles). Le dossier ainsi transmis à l'approbation devra être accompagné des plans terriers et des plans de détail des aménagements.
Quel était l'objet de l'interpellation citoyenne sur la rue du Chatlin?
L'interpellation était précise, documentée, et surtout profondément légitime.
Car derrière les aspects techniques évoqués ce soir, il y a une réalité très simple : celle de riverains qui ne se sentent pas en sécurité dans une rue qui est pourtant censée les protéger.
Quelle fût notre réaction - Mouvement des Engagés?
J'ai soutenu, au nom des Engagés, cette interpellation citoyenne. Voici le texte de ma réaction.
Les citoyens l'ont très clairement démontré : une zone résidentielle ne se résume pas à un panneau. Et cela, nous ne pouvons pas l’ignorer.
"Ce qui est interpellant dans votre intervention, ce n’est pas la demande de créer une zone résidentielle. Cette décision, le Conseil, l’a déjà prise en 2021.
Ce qui est interpellant, c’est l’écart entre la décision politique… et sa mise en œuvre sur le terrain.
Et sur ce point, la circulaire régionale du 9 septembre 2013 est sans ambiguïté ; l’aménagement doit rendre la règle crédible.
Aujourd’hui, manifestement, ce n’est pas le cas dans la rue Colonel Chaltin. Mais cela concerne d’autres rues ; comme la rue du Repos ou la rue des Fidèles.
Et cela pose, selon nous, trois problèmes majeurs.
Un problème de sécuritéParce que les usagers les plus vulnérables – enfants, personnes âgées – ne bénéficient pas de la protection annoncée.
Un problème de cohérence publique. Parce que nous envoyons un message… sans lui donner de réalité concrète.
Et un problème de confiance. Parce que lorsqu’une décision est prise mais non appliquée, cela fragilise le lien entre citoyens et autorités.
Dès lors, la demande formulée ce soir nous semble raisonnable et constructive.
Elle ne vise pas à remettre en cause une décision, mais à la rendre effective.
Et surtout, elle propose une méthode :
Reconnaître la situation actuelle,
Travailler avec les habitants,
Et avancer dans un calendrier clair.
Nous voudrions aussi insister sur un point : les aménagements évoqués ne nécessitent pas nécessairement des travaux lourds.
Des interventions légères, rapides et réversibles existent :mobilier urbain, marquages, organisation du stationnement…
Ce sont des solutions pragmatiques, compatibles avec les contraintes budgétaires
Donc la vraie question ce soir est simple : sommes-nous prêts à passer d’une décision formelle… à une réalité concrète ?
Pour notre groupe, la réponse est oui.
Et nous soutenons donc les trois demandes formulées.
La réponse du Collège
la réponse fût hélas décevante. Il fût évoqué la priorité donnée à la réfection des rues des écoles. La commune en réalise 4 par an (question budgétaire). Or ce n'était pas ce qui était demandé. Des aménagements légers types chicanes avec des bacs de fleurs... ne sont pas onéreux. L'échevin s'est quand même engagé à venir sur place. constater les faits.




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