Faire de Uccle une commune plus accueillante pour les personnes autistes
Le 23 avril dernier, notre groupe Les Engagés a déposé au conseil communal une motion visant à faire progresser Uccle vers une commune davantage « autism friendly ».
Ce texte a été accueilli positivement par l’ensemble des partis politiques. Il a même débouché sur une décision importante : la création, dès le mois de juin, d’un groupe de travail réunissant toutes les formations politiques afin de transformer cette volonté en actions concrètes. Cette unanimité mérite d’être soulignée. Car derrière cette motion, il ne s’agit ni d’un effet d’annonce ni d’un débat idéologique. Il s’agit d’une réalité humaine qui touche de nombreuses familles uccloises.
Aujourd’hui, environ une naissance sur 66 est concernée par un trouble du spectre de l’autisme. Pourtant, les familles sont encore trop souvent confrontées à un véritable parcours du combattant : délais de diagnostic très longs, manque d’accompagnement, difficultés d’accès à certaines activités ou incompréhension face à certains comportements atypiques. Pour beaucoup de personnes autistes, le quotidien peut devenir épuisant : un bruit trop fort, une lumière agressive, des démarches administratives complexes ou encore le regard des autres. Et ce sont souvent les familles qui portent seules cette charge.
Notre motion part d’une conviction simple : l’inclusion ne doit pas être un combat permanent. Elle doit devenir une évidence. Bien sûr, les Régions et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont des responsabilités importantes. Mais la commune reste le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens. C’est dans la commune qu’on fréquente une école, un club sportif, une bibliothèque ou une activité culturelle. C’est donc aussi à ce niveau que l’on peut agir concrètement.
Être une commune plus accueillante pour les personnes autistes, ce n’est pas tout révolutionner. Ce sont parfois des adaptations simples mais essentielles : utiliser davantage de pictogrammes, prévoir des espaces calmes dans certaines infrastructures, former le personnel communal et les acteurs locaux ou encore rendre certaines activités plus inclusives.
Ces mesures peuvent sembler modestes, mais elles changent énormément de choses pour les familles concernées. C’est pourquoi notre motion insiste aussi sur la sensibilisation et la formation. Parce qu’une meilleure compréhension peut déjà transformer beaucoup de situations du quotidien.
Au fond, cette motion pose une question simple : quelle société voulons-nous construire ? Une société où chacun doit s’adapter seul à une norme unique ? Ou une société capable de tenir compte des différences et des fragilités de chacun ? À Uccle, nous avons aujourd’hui l’opportunité d’avancer concrètement dans cette direction.
Parce qu’une commune réellement moderne est avant tout une commune où chacun peut trouver sa place.




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