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#we remember : ce 27 janvier. Le devoir de mémoire : se souvenir pour rester humains

  • Photo du rédacteur: Patricia Nagelmackers
    Patricia Nagelmackers
  • 28 janv.
  • 2 min de lecture

Il est des pages de l’Histoire que l’on préférerait ne jamais avoir à relire. L’Holocauste en fait partie. Six millions de Juifs assassinés, ainsi que des millions d’autres victimes — Roms, personnes handicapées, opposants politiques, homosexuels — persécutées et exterminées par le régime nazi. Une tragédie d’une ampleur telle qu’elle dépasse l’entendement.


Et pourtant, nous avons le devoir d’y revenir. Encore et encore.

Le devoir de mémoire n’est pas un simple exercice commémoratif. Il n’est pas tourné vers le passé par nostalgie ou culpabilité, mais vers le présent et l’avenir par responsabilité. Se souvenir de l’Holocauste, ce n’est pas seulement honorer les victimes, c’est refuser l’oubli, le déni et la banalisation de la haine.

Car l’Holocauste n’est pas né d’un jour à l’autre. Il a été rendu possible par une succession de renoncements : renoncement à la vérité, à la dignité humaine, à la vigilance démocratique. Il a été précédé de mots avant d’être suivi d’actes. De stigmatisations avant d’exclusions. De lois avant de camps. S’en souvenir, c’est comprendre que le pire commence souvent par ce qui semble « tolérable ».

À l’heure où les derniers survivants disparaissent, où les discours complotistes et négationnistes trouvent de nouveaux canaux de diffusion, le devoir de mémoire prend une urgence nouvelle. Transmettre devient essentiel. À l’école, dans l’espace public, dans les familles, sur les réseaux sociaux aussi. Transmettre des faits, mais aussi des visages, des noms, des histoires. Rappeler que derrière les chiffres, il y avait des vies, des rêves, des enfants.

Le devoir de mémoire nous engage collectivement. Il nous oblige à regarder en face les mécanismes de la haine et de l’exclusion, et à les combattre là où ils ressurgissent. Lutter contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination aujourd’hui, c’est prolonger ce devoir de mémoire par l’action.

Se souvenir de l’Holocauste, ce n’est pas rester figés dans l’horreur.


Que le « plus jamais ça » n’est pas une formule vide, mais une exigence quotidienne. Et que notre humanité se mesure aussi à notre capacité à nous souvenir — et à en tirer des leçons. #weremember #neveragainisnow #democratie #luttecontrelantisemitisme #responsabilitecollective

 
 
 

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