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Le 18 mars, nous nous sommes abstenus lors du vote du budget du CPAS 2026

  • Photo du rédacteur: Patricia Nagelmackers
    Patricia Nagelmackers
  • 26 mars
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 mars

Pour Les Engagés, il faut être responsables et lucides.

Responsables, parce que le CPAS doit pouvoir continuer à remplir ses missions essentielles.

Mais lucides, parce que ce budget :

  • repose sur des recettes exceptionnelles,

  • dépend fortement de la commune,

  • et doit faire face à des incertitudes majeures.

C’est pourquoi nous ne voterons pas contre.

Mais nous ne pouvons pas non plus soutenir pleinement ce budget en l’état.

Nous, les Engagés, nous nous abstiendrons. 


Nous nous abstenons, non par confort, mais par responsabilité. 

et cela traduit à la fois :

  • notre soutien au CPAS,

  • et nos inquiétudes sur la soutenabilité de ce budget.


Parce que notre rôle, ici, ce n’est pas seulement d’équilibrer un budget aujourd’hui.

C’est de s’assurer qu’il tiendra encore demain.

Et comme évoqué à plusieurs reprises – que cela soit en Commission au Conseil du CPAS ou plus tôt dans notre exposé - nous sommes disposés à échanger de manière constructive, majorité et opposition, pour proposer des pistes d’économie.


le budget du CPAS 2026, nous est présenté à l'équilibre mais c'est un équilibre fragile.

Après analyse du budget, plusieurs points d’attention méritent d’être relevés.


1.      Notre premier point d’attention : Ce budget repose fortement sur la dotation communale et de la vente de nos biens immobiliers

Celle-ci s’élève à 24,7 millions d’euros, auxquels s’ajoute une dotation exceptionnelle de 4 millions d’euros.

Autrement dit ; près de 29 millions d’euros proviennent directement de la commune. Cela démontre à quel point le CPAS est fortement dépendant de la commune et de cette dotation.

Comme le précise le groupe technique, la dotation exceptionnelle s’explique par un déficit structurel de nos deux maisons de repos. 

A l’avenir, il faudra être attentif à ce que la dotation n’augmente plus d’année en année, car toute hausse a un impact financier direct sur les citoyens Ucclois qui en paye la note au travers d’augmentation d’impôts.

Il est donc urgent de s’attaquer au problème structurel de nos maisons de repos, d’activer l’occupation optimale du home Neckersgat, de fermer le home Brugmann et de développer les synergies avec l’administration de la commune, tant sur les achats, services, que personnel.

Revenons maintenant sur la vente des actifs du CPAS.

L’équilibre de ce budget repose aussi sur la vente de biens immobiliers. Ce sont des recettes ponctuelles.

Notamment le terrain de Calevoet, les deux maisons adjacentes au domaine du Neckersgat ainsi que le Home Brugmann (dont le produit de la vente est estimé à 7,38 M )

Il faudra donc veiller à la concrétisation rapide de ces ventes, sachant que nous avons d’expérience constaté en décembre avec le fonds de Calevoet qu’il n’est pas si aisé de vendre un bien.

Et on peut, d’ores et déjà, prévoir pour le home Brugmann que cette vente ne sera pas si simple ; les comités de quartier se mobilisent pour la préservation du parc …

Ce sont donc des recettes incertaines.

La question qui se pose est que se passera t’il si ces biens tardent à être vendu ?

Difficile dont de construire une politique sociale durable en se basant sur la vente du patrimoine public… qui ne sont que des « one shoot ».


2.      Notre deuxième point d’attention : le budget sera-t-il suffisant pour répondre aux besoins en personnel pour faire face à l’arrivée de nouveaux arrivants issus de la réforme du chômage ?

A la lecture du pv de concertation commune/CPAS, il ressort que l’administration du CPAS recommande d’engager 40 ETP pour faire face à la réforme du chômage.

Les chiffres sont déjà là :

Ø  Début 2026, on parle de plus de 115  demandes liées à l’exclusion du chômage, en phase 2 les projections évoquent 179 personnes supplémentaires en avril

On est déjà à pratiquement 40 % des personnes exclues du chômage qui sollicitent le bénéfice d’une aide sociale, alors que les prévisions budgétaires reposaient sur 30% de personnes exclues.

Cela signifie plusieurs centaines de bénéficiaires en quelques mois.

Et cela entraîne des conséquences directes sur les équipes, les moyens et le budget.

Vu la croissance des demandes d’aides sociales, Il faudra être attentif à ce que les équipes en place ne s’épuisent pas.

La question est simple, les moyens prévus aujourd’hui seront-ils suffisants pour répondre à l’afflux des nouveaux allocataires sociaux suite à la réforme des allocations de chômage ?

Il est donc probable que le budget soit sous-estimé.

Nous pouvons certainement s’attendre à une demande de modification budgétaire en cours d’année.

Les points positifs sont ;

Ø  la mise en place d’un monitoring régulier permettant d’évaluer les besoins réels des ressources humaines et l’impact financier engendré.

Ø  la mise en place d’une étude sur le déficit structurel des maisons de repos dont nous attendons avec impatience les conclusions et les axes d’actions concrètes à entreprendre.

 

3.      Notre 3ème point d’attention : plusieurs indicateurs financiers doivent nous alerter.

Il est à remarquer que l’évolution des charges d’emprunts est préoccupante. Ces charges augmentent de 43,62 % par rapport à l’année 2025 (passant de 955.850 € à 1.372.784,77 €.).  Il faudra y être plus qu’attentif.

Ce sont des signaux qui doivent être pris au sérieux faibles (ces signaux ne sont pas faibles pour moi )…

 

4.      Le quatrième point d’attention : certaines informations du budget manquent de lisibilité.

La multiplication des fonds, des réserves et des facturations internes rend le budget parfois difficile à lire.

A la lecture de la note de politique générale, vous indiquez que certains services seront remaniés et restructurés mais vous ne précisez pas lesquels.

Ce serait intéressant de connaître votre stratégie.


 
 
 

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