Interpellation: Gestion de l’épisode neigeux du 3 janvier par la commune de Uccle
- Patricia Nagelmackers
- 22 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 févr.
Voici mon interpellation au Collège du bourgmestre de Uccle - le 22 janvier - 2026 - sur l'épisode neigeux du 3 janvier.
La réponse du Collège et du bourgmestre a été décevante: "c'est un marronnier" comme les feuilles mortes"
Pour ma part, c'est une réalité. Et une réalité climatique qui s'anticipe pour la sécurité de tous les ucclois et en particulier pour les rues où se situent nos écoles.
Le samedi 3 janvier, un épisode neigeux pourtant annoncé et prévisible a suffi à mettre en difficulté une partie importante de la commune pendant plusieurs jours.
Dans de nombreux quartiers d’Uccle, des voiries communales sont restées sans déneigement ni sablage, laissant la neige se transformer en plaques de verglas durables, malgré des températures négatives annoncées. Automobilistes, cyclistes et piétons ont dû circuler dans des conditions dangereuses, et plusieurs accidents ont été signalés, notamment rue Messidor et avenue Coghen. Heureusement, aucun blessé grave n’est à déplorer.
Au-delà des faits, c’est surtout le sentiment d’abandon exprimé par de nombreux habitants qui interpelle, largement relayé sur les réseaux sociaux et dans la presse, avec un article titrant : « À Uccle, les mêmes rues oubliées chaque année ».
La situation des piétons était tout aussi préoccupante : trottoirs impraticables, glissants et non entretenus, exposant particulièrement les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, les enfants et les parents avec poussettes à des risques de chute.
Or, les riverains sont légalement tenus d’entretenir et de déneiger leur trottoir, sous peine d’amende. Comment exiger le respect de cette obligation alors qu’aucune communication claire n’a été faite, que le sel n’est pas facilement accessible et que certaines personnes sont matériellement incapables d’assurer ce déblaiement ? D’autres communes bruxelloises ont pourtant mis en place des points de distribution de sel accessibles aux habitants. À Uccle, aucune mesure de ce type n’a été portée à la connaissance des citoyens lors de cet épisode.
Certes, la commune est tenue à une obligation d’assurer la sécurité des ucclois et non de résultat. Mais cette obligation implique une réelle anticipation, des moyens mobilisés et une cohérence entre ce qui est exigé des citoyens et ce que la commune met concrètement en place.
Si la priorité donnée à certains axes ou aux transports en commun peut se comprendre, elle ne peut justifier l’absence d’intervention prolongée dans les quartiers résidentiels ni le fait que les abords de plusieurs écoles soient restés dangereux plusieurs jours après les chutes de neige.
Dès lors, je souhaite poser deux questions au Collège :
Quelle était la procédure communale prévue pour l’épisode neigeux du 3 janvier, quels moyens ont été mobilisés, et comment le Collège explique-t-il que cette organisation n’ait pas permis d’assurer un déneigement et un salage suffisants des voiries communales, y compris dans les quartiers résidentiels et aux abords des écoles ?
Quelles actions le Collège compte-t-il mettre en place pour mieux informer les citoyens de leurs obligations en matière de déneigement des trottoirs, tout en tenant compte des personnes âgées ou à mobilité réduite, et en envisageant des dispositifs concrets tels que des points d’approvisionnement en sel ?




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