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Attentat du 22 mars 2016 à Bruxelles: ne pas oublier, ne pas abandonner

  • Photo du rédacteur: Patricia Nagelmackers
    Patricia Nagelmackers
  • 24 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 mars



Le 22 mars 2016, la Belgique basculait dans l’horreur.


Des vies fauchées, des familles brisées, un pays entier plongé dans la sidération. Dix ans plus tard, les cicatrices sont toujours là. Mais certaines blessures, elles, n’ont jamais été prises en charge.

Je pense aujourd’hui à mon amie.

Ce matin-là, son papa se trouvait, avec sa maman, à l’aéroport de Zaventem.

Puis plus rien. Le silence. L’attente. L’angoisse.


Pendant cinq jours. Elle l'a cherché.

Cinq jours à faire le tour des hôpitaux bruxellois, un à un. Cinq jours à appeler, à chercher, à espérer. Sans information centralisée. Sans accompagnement. Sans soutien structuré.


Cinq jours dans le vide.

 

Et ce vide, malheureusement, ne s’est jamais vraiment comblé.

Car au-delà du choc, au-delà du deuil, il y a eu l’après. Un après souvent invisible, mais terriblement violent pour les victimes et leurs proches.

Contrairement à d’autres pays comme la France, la Belgique ne s’est pas dotée d’un véritable guichet unique pour les victimes. Pas de point de contact clair. Pas de parcours simplifié. Pas de prise en charge coordonnée.

Pire encore : il n’existe pas chez nous de fonds commun d’indemnisation des victimes du terrorisme comparable à celui mis en place ailleurs.

Résultat ?

Des familles livrées à elles-mêmes, face à une jungle administrative et assurantielle. Des procédures longues, complexes, parfois inhumaines.

Aujourd’hui, près de dix ans après les attentats, une centaine de dossiers d’assurance ne sont toujours pas clôturés.

Dix ans.

Comment est-ce possible ?

Ce constat n’est pas seulement choquant. Il est indigne.


En tant que conseillère communale, je refuse que cette réalité reste dans l’angle mort. Nous avons un devoir collectif : faire mieux.

 
 
 

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